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Ingénierie Comportementale

L'Ingénierie Comportementale, issue d’observations réalisés au cours de mes consultations, permet de faire un pont entre l’approche énergétique chinoise et les méthodes comportementales et cognitives. Elle combine une technique d'acupression avec une évocation mentale de la situation traumatique. Pourquoi ? parce que tout état émotionnel a une physiologie et un rythme respiratoire qui lui est propre ; et qu'en faisant en sorte de modifier ces paramètres pendant que le sujet rentre en contact avec son problème, on réalise une technique chère à la P.N.L. d'opposition d'ancres.

L'Ingénierie Comportementale visent tout particulièrement les troubles liés à l'anxiété ainsi que les dépendances qui y sont souvent reliées : stress et anxiété généralisée, phobies diverses, dépression, insomnie ...

Comme pour d'autres thérapies qui utilisent les méridiens et les points d'acupuncture, cette technique cherche à restaurer la circulation d'énergie dans le corps afin de favoriser la guérison. La théorie générale étant que lorsqu'il y a blocage, c'est-à-dire lorsque l'énergie ne circule pas de façon fluide dans le corps, la maladie peut apparaître.
 

Je pense que quelque soit la source originelle d'un traumatisme psychologique, elle génère une "entité énergétique" qui entrave le flot de l'énergie. De nombreux problèmes psychologiques réside dans ce blocage, lequel provoque divers symptômes physiques, incluant l'obésité, les migraines, l'arthrite... Rétablir une circulation plus harmonieuse de l'énergie en se centrant mentalement sur l'entité énergétique tend à la "disloquer" et  favorise donc la guérison de ces problèmes.
Une des possibilité qui en résulte consiste à frapper, avec ses doigts, sur des points d'acupuncture tout en répétant différentes phrases ou affirmations en lien avec le problème à résoudre et à utiliser.

Exemple :
Une de mes patientes, souffrait d'une phobie des ascenseurs, suite à un événement traumatisant liée à une tentative d'agression dans cet espace. Depuis, la seule pensée de monter dans un ascenseur suffisait à lui contracter l'estomac et à la submerger d'une forte angoisse.
Je lui demande de frapper avec deux doigts le dessous de son oeil, une zone qui correspond à un point au début du Méridien de l'Estomac, tout en se concentrant sur l'expérience négative, qui habituellement lui nouait l'estomac. Après quelques instants, son estomac et la zone du plexus solaire se sont détendus. Ce travail à été répété plusieurs fois. Puis le souvenir traumatique est devenu émotionnellement de plus en plus neutre. La phobie à disparue.

Bernard Ferlay n'est pas un "spécialiste" de l'approches psychothérapeutique évoquée ci-dessous. Il en à étudié certains aspects, en relation avec les techniques qu'il utilise couramment. Cette approche est pratiquée en compléments des outils familiers qu'il utilise dans les séances avec ses patients, chaque fois qu'il en pressent l'intérêt.

L'EMDR

acronyme anglais signifiant Eye Movement Desensitization and Reprocessing, que l'on peut traduire par " Retraitement et Désensibilisation par Mouvement Oculaire ", ou Intégration neuro-émotionnelle, ou bien encore L'IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires). Bien que cette thérapie ait recours à des pratiques psychothérapeutiques classiques, l'EMDR se caractéristique par l'utilisation de la double stimulation . Tandis que le patient replonge dans ses émotions liées au traumatisme, le thérapeute interrompt périodiquement l'expérience pour provoquer une stimulation sensorielle affectant les deux hémisphères cérébraux,  il soumet le sujet à un stimulus sensoriel mobilisant les deux hémisphères cérébraux; comme déplacer rapidement ses doigts devant la figure de la personne qui doit alors les suivre des yeux tout en gardant la tête fixe, ou bien de sons du côté droite puis gauche de la tête ou de tapotements alternatifs sur les deux bras. Le mouvement rythmique des deux yeux (la méthode initiale) reproduit celui qui a lieu spontanément pendant les rêves (la phase de sommeil dite REM ou Rapid Eye Movement). Cette stimulation engendrerait tout un mécanisme d'intégration dans le cerveau, plus précisément au niveau du cerveau limbique siège des émotions et de la mémoire.

Il semblerait que les mécanismes qui sont en cause dans le fonctionnement de l'EMDR, soient entre autres :

  • La synchronisation des hémisphères du cerveau.
  • La réorganisation des éléments du souvenir que sont l'image, la représentation négative et les sensations physiques.
  • Un effet hypnotique.
  • La distanciation.
  • Le déconditionnement par la distraction.

Grâce à ces techniques apparemment "simple", les images, les perceptions et les souvenirs qui étaient codés négativement au niveau émotionnel sont "recodés" et perdent de leur charge affective négative. Comme si, progressivement, les éléments négatif étaient digérés, "éliminés" de la mémoire pour être remplacés par des structures positives. À la suite de cela, les souvenirs traumatisants perdraient leur intensité, ce qui mettrait fin à la souffrance et aux réactions néfastes (crises de panique, anxiété, peurs incontrôlées, phobies, dépression, compensations de toutes sortes ...).

Normalement, ce processus se produit de façon naturelle et spontanée, ce qui fait que la plupart de nos traumatismes s'intègrent dans notre psyché sans avoir trop de répercutions négatives. Mais il arrive que parfois, à cause de diverses circonstances (force du traumatisme, sensibilité particulière, période de vulnérabilité physique ou émotionnelle, etc.) le processus d'intégration n'ait pas fonctionné. On est alors aux prises avec toutes sortes de mémoires émotionnelles intemporelles. C'est là que l'EMDR peut apporter une aide au patient.

 

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"L'être humain est comme un instrument désaccordé.
 Pour l'accorder,
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de la pensée, des émotions et enfin du corps"


Dr E. Bach